dimanche 27 avril 2014

American mcgee's Alice: The red queen battle

        Mettons les points sur les i:  le jeu "American mcgee's Alice" est un jeu vidéo paru en 2000. Sa suite "Alice madness returns" est parue en 2011. Voici un rapide résumé du premier opus:
4 novembre 1864, après le massacre de ses parents dans un effroyable incendie, Alice se retrouve internée à l'asile de Rutleges, soignée durant 10 années par un médecin détraqué du nom de Hieronymous Q.R. Wilson. Non seulement Alice souffre de la mort de ses parents,mais le docteur découvre également qu'elle connaît un monde fantastique venant de sa propre imagination de petite fille.

À la suite de son traumatisme, l'univers joyeux et tendre de l'enfant se retrouve transformé en un enfer sombre et chaotique, d'où la cruelle Reine de Cœurs fait régner le cauchemar et l'horreur, dérangeant ainsi le déroulement mental d'Alice. Jusqu'à ce qu'un soir, le lapin blanc (créature de son univers fictif), vient à son aide en la faisant repartir dans son pays imaginaire.
Du village souterrain des gnomes jusqu'à la grise Vallée des Larmes, de la flore sauvage en passant par le Monde du Miroir et son jeu d'échecs ou encore l'immense et majestueux labyrinthe de la Reine, « le Pays des Merveilles » est dévasté jusqu'à la moelle.
Guidée par le cadavérique Chat du Cheshire au sourire aussi étrange qu'inquiétant et dotée d'un lot d'armes et de jouets démoniaques tous aussi dangereux les uns que les autres, Alice se doit alors de réparer son monde en se débarrassant de la monstrueuse et tyrannique Reine de Cœurs, afin de sauver son monde et la vie de ses créatures… Sans oublier la sienne. 

[source Wikipédia]

Et pour vous prouver que la reine est vraiment méchante, voici une jolie image la      représentant. (oui, pour moi, les moches sont forcément méchants.)

La reine sur son trône, durant la cinématique avant le combat. (="Mouahaha je vais te réduire en bouillie")
C'est bon, vous me croyez maintenant? Alors c'est parti pour disséquer son thème, les amis. Voici un lien du thème en version extended 
Il faut très peu de temps au joueur pour comprendre que c'est bien le boss final qu'il affronte. Voici plusieurs éléments que l'inconscient associe naturellement et chronologiquement à une une tension extrême, un bouquet final, une explosion.
Dès le début du thème, sans anacrouse, sans silence, trois éléments apparaissent de manière frontale à l'auditeur, telle une attaque. Cela peut déjà associer un danger.
  • Au "premier plan", ce son grave, gras, massif et dérangeant de percussion, qui dure d'ailleurs près de l'intégralité du thème: sa manière de "frapper" 3 temps sur 4 dans chaque mesure, inlassablement, est le témoin de la violence, l'acharnement et la répétition du combat. (J'avoue même qu'il me tapait sur le système au bout d'un certain temps d'écoute, cette percu ne laisse aucun répit...)
  •  Au "second plan", les bruits d'ambiance, d'environnement: c'est en réalité un chœur chantant  pianissimo (extrêmement doucement) et en glissando, c'est-à-dire en glissant les notes, en faisant des ports de voix. Malgré que cet élément du thème soit au second plan, c'est pourtant lui qui produit l'effet de tension, et personne d'autre.
  •  Au "premier plan" à nouveau, un son de cloche tubulaire attaque en même temps que la percussion, c'est-à-dire à la première seconde. Lorsqu'il se stoppe au fil du thème, c'est toujours à l'entrée du "vrai" chœur complet, pour mieux le mettre en valeur. Et c'est parfaitement logique: ces deux éléments ont un aspect religieux très marqué, qui n'est pas sans rappeler l'architecture du château de la reine à "tendance cathédrale". De plus, la cloche n'effectue qu'une seule note, et la ligne vocale suivie par le chœur est très simple: elle est composée de 5 notes toutes au plus. Cette simplicité et ces éléments qui semblent figés ne sont pas sans rappeler les chants grégoriens religieux. Cependant, le fait que les voix aiguës du chœur soit plus accentuées que les basses rappelle la physionomie du requiem.

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